les-bernier-decouvrent-les-iles

les-bernier-decouvrent-les-iles

7 Avril, alors on ne traine pas

Tout était prévu pour passer deux jours en mer sans trop de complication, il y a toute sorte de biscuits à bord, Irina a préparé un plat de pâte au jambon à réchauffer le premier soir et pour le deuxième ce sera une lasagne Buitoni… ben oui, ceux qui ont déjà naviguer en mer formée sur un cata comprendront. En fin d’après-midi, des dauphins viendront nous saluer, non pas en nageant devant l’étrave comme ils le font souvent mais en sautant de vague en vague avec une aisance déconcertante. Des tortues aussi sont du voyage, on les trouve pas loin des grappes d’algues qui dérivent à la surface. Mais ça, c’est rien.

Car nous avons aussi vu un… on ne sait pas quoi. Mais c’était grand ! l’animal est resté à bonne distance du bateau, nous avons vu que son aileron, trèèès grand et un souffle (donc mammifère). Evidemment, c’est à ce moment que la batterie de l’appareil photo nous signale qu’elle a besoin d’être chargée ; AAAAhhhh !

Les enfants sont exemplaires, ils ne bronchent pas pour aller au lit et ils gardent leur appétit. Préventivement, ils avaient reçu 1/2, voir ¼ de R-calm. La nuit le vent monte, il est temps de prendre un ris qui sera relâché le lendemain dans la matinée. Les quarts se succèdent de 2h en 2h, le pilote automatique barre très bien (il est réglé entre 47° et 54° du vent *) et donc la personne de quart doit veiller aux autres bateaux et aux nuages. Ce que l’on fait souvent c’est régler un minuteur sur 10 min, somnoler ou regarder un film et puis pointer son nez sur l’horizon.

Si à l’extérieur ça secoue, à l’intérieur ça secoue aussi mais il y a le son en plus. Des bruits qui font croire que le bateau va se disloquer sous la pression d’une vague. Les mouvements aussi sont impressionnants, surtout à l’avant. Jeanne a trouvé comme jeu de profiter de l’amplitude du mouvement de balancier pour sauter sur son lit et se trouver une fraction de seconde en apesanteur mais cela n’a qu’un temps, a un moment, il faut bien sortir avant d’être trop pâle. La journée ce sont surtout les dvd qui tournent ; bien que vaillants, nous n’avons pas la force de dessiner avec eux ou de faire un jeu.

Ce qui est également impressionnant de constater c’est la dérive. On doit faire cap au 025° pour espérer atteindre le 000. En d’autres termes, il faut viser Porto Rico pour atteindre, au final, la République Dominicaine. Et donc même avec un vent d’est et un objectif au nord, on se retrouve au près serré (pour un cata…)

La deuxième nuit le vent monte encore, rafale à 30 nœuds, on hésite à prendre le deuxième ris. Mais il ne s’agit que d’un grain et le vent se stabilise aux alentours des 22/23 nœuds, on en garde un. Le bateau file, ça fait plaisir à voir (la lune est pleine).

384 miles et 48h plus tard (soit une moyenne de 8 nœuds), nous sommes devant le chenal très étroit mais très bien balisé de notre première escale en République Dominicaine à Punta Cana (marina très récente donc absente de certaines cartes). Dans 2 jours mon frère Alban et sa famille arrivent … nous avons encore un peu de travail à faire…

 Joe

  

*le pilote automatique peut se régler de 2 façons. Soit, on lui donne un cap à suivre, par exemple 90° et il va s’arranger pour que le bateau aille toujours dans cette direction ; si le vent change, il faut régler les voiles différemment.  Une autre façon de faire est de le régler pour que le bateau suive toujours le vent, même si le vent change de direction. Par exemple 90° du vent, autrement dit, je demande à ce que le bateau reste perpendiculaire par rapport au vent (vent de travers). Dans ce cas, le cap du bateau risque de changer si le vent n’est pas régulier en direction.



08/04/2015
4 Poster un commentaire
Ces blogs de Voyages & tourisme pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 56 autres membres